Portrait du mois : Joseph Kasparian, diplômé du programme en cinéma télé
Entrevue avec Joseph Kasparian (FX Été 96), diplômé du programme en cinéma, session été 1996, chef Textures et Éclairage chez Hybride Technologies.
1- Quel poste occupes-tu et au sein de quelle compagnie?
Je travaille pour Hybride Technologies depuis 1997 et j’occupe le poste de Chef du Département de Textures et Éclairage depuis les dix dernières années.
2- Pourquoi as-tu choisi de faire carrière en 3D?
Mon intérêt pour les effets spéciaux s’est déclenché en 1992 après avoir vu le T1000 dans Terminateur 2 au cinéma. La même année, un ami proche m’a introduit au monde de l’animation 3D. Sans m’en rendre compte, j’ai laissé de côté ma guitare électrique et ma planche à roulette pour m’enfermer devant un ordinateur, durant 6 à 8 heures par jour, pour découvrir cet univers incroyable aux possibilités infinies!
3- En quoi le Centre NAD t’a-t-il aidé à débuter ta carrière en 3D? Le Centre NAD m’a permis de transformer ma passion, destinée à n’être qu’un loisir, en une profession. Ceci fût possible grâce à la diversité et au calibre des cours enseignés par des professeurs, pionniers de l’industrie et très présents dans le domaine de la production. À mon avis, l’étude des métiers reliés aux effets spéciaux, du storyboard jusqu’au compositing, fût la plus pratique pour moi, car elle m’a permis d’avoir une très bonne compréhension du rôle de chaque intervenant impliqué dans la création de plans pour le cinéma ou la télévision.
4- Quel est ton parcours professionnel?
Peu de temps après ma formation au Centre NAD, je suis rentré chez Hybride Technologies où j’ai travaillé sur le film PeaceKeeper en tant que généraliste 3D.
Au cours des années qui ont suivi, j’ai travaillé sur plusieurs films américains tels que : The Faculty, Battlefield Earth et Art of War, des publicités (Molson, Labatt, BDC, Desjardins, Baccardi, Claritin, Nicoderm), des habillages d’antenne (TV5 Amérique, Canal famille, Canal D, Canal Évasion) et des séries télévisées comme Monster Smasher, Juliette Pomerleau ou Lost World.
En 2000, dû à la taille des projets proposés, il fallu séparer les départements pour maintenir un contrôle sur la charge et la qualité du travail. C’est à ce moment, que je me suis spécialisé en textures et éclairages.
Au cours des 13 dernières années, j’ai œuvré au sein de la même entreprise sur plus d’une trentaine de films dont la trilogie des Spy kids, Sky Captain and the World of Tomorrow, Sin City, 300, Assassin’s Creed Lineage, Avatar et Prédateurs.
5- Qu’aimes-tu de ton métier et pourquoi?
C’est un métier qui allie l’art et la fine pointe de la technologie et dont les défis sont tout aussi stimulants que diversifiés. Tous les jours, on invente des mondes, des créatures, des personnages, des véhicules qui sont vus par des millions de personnes autour du globe.
6- Quelles sont les qualités requises pour réussir dans ton domaine?
Être à l’écoute; savoir travailler en équipe; être passionné et bien connaître ses talents; avoir de la patience et de la rigueur.
7- As-tu un conseil à donner aux étudiants qui souhaitent faire carrière en 3D?
La production est un très gros travail d’équipe. Bien choisir sa place, tout en saisissant clairement celles des autres, permet d’évoluer grandement et de façon plus sereine dans un milieu en constante évolution.
Depuis ma sortie du Centre NAD, j’ai l’impression de n’avoir jamais arrêté ma formation. Je fouille partout sur l’internet, auprès de mes collègues, dans les conférences, à la recherche de nouvelles techniques, de nouvelles idées pour être toujours plus en contrôle et plus efficace dans mon travail.
8- As-tu un rêve?
À chaque première de film, je concrétise beaucoup de rêves. Je peux donc dire que je souhaite continuer à faire de la 3D au Québec sur des méga-productions et ce, pour encore de nombreuses années.