Portrait du mois : Marc-Antoine Hamelin, diplômé du programme en jeu vidéo

22 septembre 2010

Entrevue avec Marc-Antoine Hamelin (JVAU04), diplômé du programme en jeu vidéo, session automne 2002, Artiste d’environnement senior chez BioWare.

1- Quel poste occupes-tu et au sein de quelle compagnie
Je suis présentement artiste d’environnement senior chez BioWare Montréal, situé au centre-ville de Montréal. Je m’occupe de la création des modèles, des textures et de l’éclairage des environnements sur la franchise de Mass  Effect.

2- Pourquoi as-tu choisi de faire carrière en 3D?
J’ai toujours été extrêmement passionné par l’univers des jeux vidéo. J’ai tenu une manette de jeu d’un Atari 2600 entre mes mains, avant même de faire mes premiers pas. Depuis ce temps, j’ai accumulé les consoles et les jeux, et j’ai su dès le début de mon secondaire que je désirais un jour faire ma formation en jeu vidéo. J’ai donc étudié en graphisme pendant 2 ans au cégep Ahuntsic avant de compléter ma formation au Centre NAD, dès que j’ai eu 18 ans.

3- En quoi le Centre NAD t’a-t-il aidé à débuter ta carrière en 3D?
Le Centre NAD m’a permis d’acquérir les bases nécessaires qui m’ont préparé à affronter l’univers d’une production de jeu vidéo. C’est aussi une école qui emploie des professionnels de l’industrie d’un peu partout, ce qui permet de répondre à toutes les questions qu’il est possible d’avoir. Ça permet aussi d’élargir son réseau de contacts et d’avoir très tôt un aperçu de plusieurs studios qui emploient ces professeurs.

4- Quel est ton parcours professionnel?
Je me suis fait offrir un poste chez Electronic Arts, tout de suite en terminant la formation du NAD. Electronic Arts venait tout juste d’ouvrir leur nouveau studio à Montréal. Là-bas, j’ai participé à la création de la franchise d’Army of Two ainsi que sa suite. En même temps, j’ai enseigné comme chargé de cours pendant trois ans au Centre NAD. Puis, j’ai quitté Electronic Arts après 4 ans pour aller travailler chez Ubisoft sur le plus récent Splinter Cell: Conviction.  J’ai aussi travaillé sur le prochain volet de la série Driver chez Ubisoft, avant de quitter pour Bioware.

5- Qu’aimes-tu de ton métier et pourquoi?
C’est extrêmement gratifiant de se lever le matin et d’avoir hâte de se rendre au boulot. C’est un métier assez jeune, en constant mouvement et extrêmement créatif. Ça permet de faire ce que l’on aime tout en nous permettant de se renouveler constamment.

Aussi, Montréal étant considérée comme la capitale du jeu vidéo et, étant moi-même originaire de la région de Montréal, je peux rester auprès de ceux que j’aime tout en exerçant mon métier de rêve.

6- Quelles sont les qualités requises pour réussir dans ton domaine?
D’abord et avant tout, il faut être extrêmement passionné par ce que l’on fait. Je ne crois pas que le milieu des jeux vidéo en soit un de demi-mesure : pour pouvoir vraiment apporter des idées à un projet, il faut aimer les jeux! Il faut continuellement rester à la fine pointe de la technologie. Mais surtout, il faut pouvoir être capable de supporter la pression dans les moments critiques d’une production.

7- As-tu un conseil à donner aux étudiants qui souhaitent faire carrière en 3D?
Le milieu de la production des jeux vidéo est un domaine qui demande d’abord et avant tout une grande ouverture d’esprit et un bon œil artistique. De plus, posséder un bagage en art traditionnel est très bénéfique puisque la 3D est tout simplement un autre médium de création. Il faut également pouvoir accepter, et même encourager, la critique de son travail et de celui de ses pairs. En plus de ne pas hésiter à aller chercher les ressources qui seront nécessaires pour s’améliorer. C’est une carrière qui demande beaucoup de discipline et de passion.

8- As-tu un rêve?
J’ai déjà accompli mon rêve à court terme qui était de travailler sur une de mes trois franchises préférées, ce que j’ai présentement la chance de faire chez BioWare. Pour la suite, on verra!